par Sabine Bolzan et Sophie Lion Poulain

 

Voici un thème qui me tient vraiment à cœur parce que, s’il y a un domaine dans lequel je suis championne, c’est celui du « remettre au lendemain ».
Je mets en place régulièrement des plannings, tels que celui-ci par exemple.

beau-bon-bordeaux-La procrastination ou l'art de remettre au lendemain

Sachez que je n’ai encore jamais appliqué cet emploi du temps. Pourquoi ?

Parce que je PRO-CRAS-TINE !

Et parfois, ce n’est pas au lendemain que je remets mes tâches et mon travail, c’est à la semaine suivante.
Bien entendu, il arrive un moment où la surcharge de travail est telle que je m’y mets à fond. Et vous savez quoi ? Je suis certaine que ce qu’il en sort est bien meilleur. J’ai besoin du planning pour me rassurer et de l’urgence pour bien bosser.

Donc, procrastiner, en mon sens, n’est pas un défaut! A partir du moment où cela n’engendre aucune culpabilité et n’a pas d’impact sur votre entourage, pourquoi s’en priver ?

Mais au fait, pourquoi procrastine-t-on ?

Pour traiter ce thème, j’ai décidé d’innover et d’écrire cet article à 4 mains. J’ai donc invité une de mes amies, Sophie, de Sophie Coaching, à s’exprimer sur le sujet.
Nous n’avons échangé aucun point de vue et avons écrit le texte chacune de notre côté. Deux avis, c’est sympa, non ? Attention, il n’y a pas de jugements, pas de réelles solutions, seulement un constat, un état de faits, un échange de ressentis et de vécus, d’analyse aussi pour la coach de vie qu’est Sophie.
Bien entendu, je suis en train de rédiger le mien au dernier moment.

Il parait, je dis bien il parait car je ne suis pas d’accord, que procrastiner relève d’une pathologie sérieuse.
Certains vous diront qu’il faut éviter la procrastination, qu’il faut appliquer des règles, qu’il n’est pas bon de remettre au lendemain ce qu’on peut faire le jour même.
Car…

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D’autres certifient que procrastiner signifie qu’on n’a pas confiance en soi, qu’on souffre d’une mauvaise estime de soi. Qu’on repousse l’échéance pour se donner une excuse en cas d’échec : « oui, tu vois, de toute façon, je n’aurais pas pu y arriver ». Que cela développe des angoisses et est contre productif.

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Moi, je ne vois pas en quoi, remettre au lendemain, fait de moi un être « malade », un être atteint de « troubles » du comportement.

Je crois surtout que c’est notre société qui est malade, qui souffre de ces « troubles du comportement » parce qu’elle nous demande au quotidien des performances intellectuelles et physiques au détriment d’un temps personnel et familial. Nous sommes constamment en compétition et ne cessons de viser un objectif qui proscrit de nos vies la contemplation et la méditation.

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Or, ces deux sources de pensées et d’attitudes sont indispensables au bon fonctionnement du cerveau et du corps. Sinon, c’est le burn-out assuré (ceci est un autre débat dont nous parlerons une autre fois) ou l’explosion du cercle familial.

Procrastiner pour moi, c’est choisir l’essentiel et surtout ce que j’ai envie de faire. C’est laisser mon esprit vagabonder quand il en a besoin et sans culpabilité.

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Mon expérience m’a prouvé que dans tous les cas mon travail sera accompli. Je ne le néglige pas mais je privilégie ma dimension personnelle à ma dimension professionnelle.
Et je parviens ainsi à m’épanouir totalement. J’en suis heureuse…

Rien ne sert de courir les amis, on y va tous vers la boite en sapin mais certains auront davantage goûté au bonheur de chaque magnifique seconde que d’autres. Et n’auront pas de regrets.

Pour conclure, je vous dirai que « procrastiner » est un don qui permet de profiter de l’essentiel.
Bon allez, je vous laisse car j’ai encore deux articles à écrire. Il faut qu’ils soient prêts pour vendredi et dimanche.
Pfff, et si je m’y mettais plutôt jeudi ? Là, maintenant, tout de suite, j’ai plutôt envie de jardiner. Oui, mais, ce n’est pas vraiment urgent non plus…Je pourrai toujours jardiner jeudi et écrire mes articles vendredi juste avant la parution…

Je procrastine là, non?

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Sophie, c’est à toi!

procrastination
nom féminin

  1. littéraire
  2. Tendance à remettre au lendemain, à ajourner, à temporiser.

C’est le nouveau mot à la mode ! On entend ça partout… oui je pro-cras-ti-ne…! La procrastination ou l’art de remettre à demain… laisser trainer des tâches parfois agaçantes voir ennuyeuses…

Là où ça se complique, c’est lorsque l’on procrastine sur des sujets importants. Dans ce cas, cela devient plutôt du “self-sabotage”. On sait pertinemment que l’on a un tas de trucs à faire pour faire avancer son business, sa carrière ou même sa vie perso….mais…hein….ça coince! Dans ce cas, on doit se poser les bonnes questions ! La coach que je suis, dirait : “mais de quoi as-tu peur” ? Pourquoi n’avances-tu pas, alors que tu sais que c’est bon pour toi ?

Oui pourquoi ? Peur de la réussite ? Peur d’être plus heureux… complexe parfois l’être humain !

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Dans son TEDx “Dans la tête d’un Procrastineur”, Tim Urban, un blogueur que je trouve particulièrement brillant et drôle, nous présente 3 personnages :

  • Le rational decision maker(celui qui prend des décisions rationnelles)
  • l’instant gratification monkey(singe qui prend un gratification immédiate) qui vous détourne de votre travail … celui-là je l’adore et il vient très souvent dans ma tête!
  • et le panic monster, ce monstre qui apparaît dans notre tête lorsqu’on est pas loin de la “deadline” d’un papier, de prendre la parole en public ou tout simplement d’accepter de voir une personne et que l’on sait changera notre vie!

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Quid des actions sans deadline ?? Et bien Tim Urban… nous questionne, et vient nous titiller en nous présentant un slide avec des tas de petites boîtes qui représentent les semaines de la vie d’une personne de 90 ans… Tim nous fait réaliser qu’il n’y a pas tant de boites que ça à “ticker” (cocher) !

Lorsque j’ai mis en place mon challenge les 100 buts dans ta vie… je me souviens encore des commentaires des personnes sur mon groupe de coaching! Quoi 100 buts… mais c’est énorme ! On n’y arrivera jamais !! J’obtiens la même réaction lorsque je donne mes conférences !

Cette fameuse liste de 100 buts est une invitation à se poser les bonnes questions. Un peu comme dans le film la “bucket list” ou “sans plus attendre” en français avec Morgan Freeman et Jack Nicholson. Ces deux hommes en phase terminal de cancer décident de réaliser leurs rêves les plus fous.

Devons-nous attendre d’être malade pour vivre notre vie intensément et réaliser tous nos rêves ? Personnellement, j’ai commencé à lister mes 100 buts dans la vie dans mon parcours de développement personnel, il n’y a pas loin de 3 ans. Ces buts n’ont pas besoin d’être énormes, j’y ai par exemple mis un vol en montgolfière ou écrire régulièrement ma gratitude à mes amies par email ou SMS.

Nous sommes tous des « procrastinateurs » dans l’âme… Alors qu’attendez-vous pour réaliser tous ses rêves que vous avez en vous !

Eh vous avez lu ? C’est marrant on dit presque la même chose !!!!!

Et vous, vous procrastinez ?

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