par Solène Roy

Lieu de partage où se rencontrent des influences culinaires des quatre coins du monde, le chaleureux Mampuku offre une cuisine identitaire et généreuse dans une ambiance réconfortante.

Chaque plat dévoile son origine, invite au voyage, éveille les papilles et provoque de belles émotions. Rencontre avec Gil Elad, l’un des trois chefs d’orchestre de cette symphonie des sens.

beau-bon-bordeaux-Gil Elad, la générosité et l’ingéniosité du Mampuku

Parle-moi de ton parcours, comment et pourquoi as-tu choisi Bordeaux ?

Je suis arrivé en France, il y a onze ans, pour rejoindre une école de cuisine à Paris où j’ai rencontré ma femme Ayako. Après un projet d’hôtel-restaurant dans une ancienne église à Poitiers avec Arnaud, l’idée d’ouvrir notre restaurant, tous les trois, nous est venue naturellement. C’est à Bordeaux, après plusieurs week-ends de découverte, que nous avons décidé de nous installer pour ouvrir le Miles, il y a quatre ans. La ville nous a tout de suite plu! Bordeaux est dynamique et cool.

Nous avons été sensibles à son atmosphère et ses « good-vibes ». Le Mampuku a vu le jour, il y a un peu plus d’un an. On voulait offrir quelque chose de différent avec une cuisine savoureuse à partager et influencée par la « street food ».

Qu’est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

L’univers d’un restaurant englobe tout ; de la création culinaire jusqu’au contact humain, en passant par la gestion d’affaire et le marketing. En cuisine, j’aime faire évoluer mes recettes et ce que je trouve intéressant, c’est que nos clients et leurs réactions sont le reflet de notre travail. C’est un vrai microcosme de tout ce que j’aime faire !

 

Comment décrirais-tu Bordeaux ?

Je trouve qu’à Bordeaux il y a énormément de possibilités. Elle est vivante, toujours en mouvement et fait rêver. Il y a un vrai dynamisme ici, on sent que l’on peut faire énormément de choses !

Quel quartier de Bordeaux te correspond le plus ?

Saint Michel pour son mélange de culture. Il y a beaucoup de magasins et d’épiceries où je trouve les produits internationaux qui m’inspirent. C’est vivant et bruyant, j’aime m’y balader et aller y manger.

Quelles sont tes adresses fétiches à Bordeaux ?

Lorsque l’on a un enfant, le restaurant du Mamashelter convient parfaitement. Le parc bordelais, même s’il est un peu loin de chez nous, a un bel espace et les balades en famille y sont très agréables. Et pour la gourmandise, la pâtisserie Lignau est vraiment délicieuse. Avec ma femme, nous aimons prendre un verre au « Cancan » ou bien au « 4 coins des Vins ».

Pour dîner, on a aussi deux très belles adresses « Papy fait de la résistance » et « Au bistrot ».

Quelles évolutions verrais-tu pour Bordeaux ?

Dans le centre-ville et dans le milieu de la restauration, nous avons une vraie problématique face au ramassage des ordures! Sur le plan personnel, la circulation routière est assez compliquée. Le trafic n’est vraiment pas facile. J’aimerais aussi que le tram aille jusqu’à l’aéroport !

Aurais-tu une recette à nous faire partager ?

beau-bon-bordeaux-Gil Elad, la générosité et l’ingéniosité du MampukuHazille, « aubergine » en Hébreu. Mettez une aubergine entière au four 20 minutes à 180°C, puis brûlez au gaz (la chair prendra un goût fumé) et épluchez-la. Mélangez ensuite 200 gr de yaourt avec 50 gr de pâte de sésame, le jus d’un demi-citron, de la menthe fraiche hachée, une demigousse d’ail, du sel puis mixez le tout. Recouvrez l’aubergine de ce mélange et parsemez de fleur de sel, de grenade, de miel et de feuilles de menthe.

 

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